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Depuis trois siècles, les faïences sont présentes, ici, à Quimper. Elles ont acquis leurs lettres de noblesses au fil des années sous l’impulsion d’artisans talentueux et d’artistes inventifs. Dans la ville de la Faïence, on y perpétue la tradition du peint main, reconnue dans le monde entier. Chacune des pièces sorite du four est une œuvre unique et authentique. L’histoire de ce fleuron du patrimoine régional commence en 1690 lorsque Jean-Jacques Bousquet crée la première faïencerie de Quimper. Originaire de Saint Zacharie, il arrive de la banlieue de Marseille. Il travailla vraisemblablement à Moustiers et en Espagne. L’influence Hispano-mauresque se retrouve en effet dans ses décors de pièces. Au sein des ateliers, les potiers s’activent aux techniques. Plusieurs cuissons coordonnées avec l’alchimie de différentes matières rendent imperméables les terres cuites et les grès bruts des premières productions. mais, toutes les méthodes employées, laissent apparaître que Quimper fut depuis quelques siècles un grand relais du compagnonnage favorisant les échanges d’idées nouvelles et l’émergence d’un style de décor original, le décor «à la touche». Ce style propre «Le Quimper» s’est affirmé grâce en partie aux alliances des familles de manufacturiers, de génération en génération, apportant les influences des maîtres faïenciers. Après 1860, l’arrivée du chemin de fer en Cornouaille donne une nouvelle impulsion à la création de la faîence quimpéroise. Des artistes participent à la réalisation des décors , dont Théophile Deyrolle, créateru de l’école de peinture de Concarneau, Alfred Beau, créateur à la manufacture Porquier, René Quillivic, modeleur, sculpteur, Mathurin Méheut. Avec cette affluence de nouveaux talents, Jeanne Malivel, peintre décoratrice fonde le mouvement «Ar Seiz Breur» (les sept frères) : cette entité a pour but la rénovation des différentes branches artistiques et artisanales du pays breton, menacées dans leur originalité, et la proposition de nourrir leur inspiration créatrice celto-bretonne. Au début du 20ème siècle, trois manufactures produisent à la fois, des pièces d’inspiration populaire et des répliques sur des pièces de faïence, des œuvres picturales d’inspiration régionalistes. entre les deux guerres, plus de 170 artistes travaillent pour les faïenceries. Ils signeront des œuvres prestigieuses. En 1915, la faïencerie Henriot, la plus importante, opère au rachat de la manufacture Porquier. Plus tard, la fabrique HB plus ancienne, à la fin des années 60, avec la faïencerie Henriot pour devenir «Les Faïenceries de Quimper». Depuis 20 ans, cette entreprise passera une période difficile en raison de la concurrence étrangère et de productions industrielles moins onéreuses que la «Faîence fait main». Elle deviendra la Société Nouvelle des Faïenceries HB-Henriot reprise en main par un américain. Par ailleurs, Quimper voit la création du Musée de la Faïence en 1991 fréquenté par des milliers de visiteurs du monde entier. |