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A la croisée du transept, le mobilier du sanctuaire se compose des trois signes majeurs du culte chrétien : L'autel, au centre où convergent les regards, rassemble la prière des fidèles. Il rappelle à la fois par sa table la cène du Jeudi saint et par sa croix glorieuse qui lui est associée la mort du Vendredi saint et la résurrection du tombeau. Il est pour l'Eglise le Christ lui-même et le culte qui entoure cet autel va à sa personne. De l'ambon, dressé en avant du sanctuaire, le célébrant proclame l'évangile. Le livre de la parole ouvert à cette tribune signifie le verbe incarné qui révèle le Père. La cathèdre, ou préside l'évêque, est signe de la fonction pastorale confiée aux apôtres et à chacun de leurs successeurs, dont celui qui, en cette église, agit et parle au nom du Christ pasteur. En arrière, la porte évangilaire, comme un arbre de lumière, bruissant ses feuilles-oiseaux, figure l'Eglise qui entretient ses enfant de la parôle de Dieu. L'artiste, P. Manoli, qui a composé ce mobilier, l'a ainsi interprété sous formes épurées, parallélépipèdes ou prismes coulés dans un bronze doré. Le traitement du matériau anime ces volumes rigoureux. Leurs parois, libre assemblage de formes rectangulaires mais diverses et comme uniques, vibrent de la ligne de leurs soudures et de leur éclat changeant. Il les a montées comme "pierre par pierre, par un rythme de différentes pièces de laitonsoudées les unes aux autres par l'alliage qui symbolise l'amour entre les êtres... Pierre fondamentale, pierre angulaire, pierres de l'univers, pierres vivantes de tous les êtres levées par l'Amour..." Ainsi la cathédrale multiplie les signes de l'habitation divine. Lors des célébrations eucharistiques, le signe vivant est dans la nef l'assemblée des croyants réunie par l'Esprit. En avant du sanctuaire, l'ancienne chaire à prêcher, de bois polychrome et doré, est une oeuvre baroque de 1679, due à un Quimpérois, Olivier Daniel, qui évoque dans ses médaillons la vie de Saint-Corentin. Au delà, l'espace de l'ancien choeur, occupé par l'orgue d'accompagnement et les stalles du clergé, rappelle l'organisation culturelle antérieur à Vatican II. L'ancien maître-autel sous un baldaquin à séraphins, présenté à l'exposition universelle de 1867 est dù à Poussielgue et Boeswillwald. La clôture du Choeur en fer ouvré est due à Everaert. |
Place Saint-Corentin 29000 Quimper Tél : +33(0)2 98 95 63 68 Au début du XIIIe siècle, la politique de Philippe-Auguste instaure de manière pratiquement définitive l'influence de l'Ile-de-France sur la Bretagne, soutenue par une administration d'origine française.Dès 1239, l'évêque de Quimper, Raynaud, lui aussi d'origine française, décide la fondation d'un nouveau chœur destiné à remplacer celui de l'époque romane. Il entame ainsi, à l'extrême ouest, le chantier d'une grande cathédrale gothique qui va s'inspirer des constructions d'Ile-de-France et devenir à son tour un lieu d'expérimentation d'où sortiront plus tard des formules adoptées par toute la Basse Bretagne.Le chœur présente quatre travées droites avec déambulatoire et chapelles latérales. Il est prolongé vers l'est d'un chevet à trois pans qui ouvre sur un rond-point formé de cinq chapelles et d'une chapelle absidale de deux travées et à chevet plat consacrée à la Vierge.La nef est formée de six travées dont une au niveau des tours de la façade et flanquée de doubles bas-côtés, un large et un étroit (fractionné en chapelles latérales) dans le prolongement des dispositions du chœur. Un transept saillant relie ces deux parties, dont l'importance rappelle le programme des grandes cathédrales d'Ile-de-France au début du XIIIe siècle. Consulter la page adhérent |